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Comment j’organise ma semaine en tant que freelance avec un TDAH
3 min de lecture

Comment j’organise ma semaine en tant que freelance avec un TDAH

Quand on est freelance ou indépendant.e, on est seul responsable de son temps. Mais avec un TDAH ce n’est pas inné pour moi. J’ai donc été forcée de trouver les outils et mettre en place des stratégies pour planifier mes semaines de façon fiable, afin que tout roule.

1) Priorité au visuel : tout rassembler au même endroit

Je souffre du classique “si ce n’est pas sous mes yeux, ça n’existe pas” des TDAH. J’ai donc besoin d’un agenda unique qui centralise tout : personnel, professionnel et tâches, sans avoir à jongler entre 3 outils différents.

Mon système garanti sans rendez-vous oublié :

  • J’utilise Notion Calendar et c’est la première application que j’ouvre le matin
  • J’y ai connecté mon Google Agenda personnel (sport, rendez‑vous perso, etc.) et mon Google Agenda professionnel (rendez‑vous pro).
  • J’y ai affiché les bases de données Notion que j’utilise tous les jours : to‑do, projets, contenu social media...

Résultat : je vois mon sport, mes rendez‑vous pro et perso, mes blocs de deep work, ma to‑do et mes échéances dans un même calendrier.

2) Prendre en compte le temps passé sur l’admin quotidienne

Beaucoup de freelances sous‑estiment l’admin récurrente (compta, mails, relances…) et ne l’intègrent pas dans la planification de leurs projets clients.

Le scénario classique

Tu prévois cinq journées pour une mission client, tu bloques donc ta semaine du lundi au vendredi.

Mais en réalité:

  • Lundi, tu as un rendez‑vous chez le dentiste qui est en retard et te prend deux heures.
  • Mercredi, c’est le premier du mois : tu fais ta compta et tes factures, ça occupe une heure ou deux de ta journée.
  • Jeudi, tu as un appel découverte à préparer, réaliser, puis un devis à rédiger.

Résultat : tes 8h de travail quotidiennes ne vont pas entièrement à ton projet client en cours. Tu te retrouves à travailler le soir et le week-end ou à livrer ton client en retard.

Il est donc plus réaliste qu’un projet estimé à 5 journées de travail s’étale sur deux semaines. D’où l’intérêt d’inscrire tout au calendrier, pas seulement le facturable, et pas seulement le pro.

3) Revoir ses attentes à la baisse et planifier pour une journée réaliste, pas une journée idéale

On a tou.te.s tendance à se surestimer et à planifier pour une semaine idéale. Mais dans la vraie vie, il y a des imprévus, des variations d’énergie et de motivation.

Selon les neurosciences, on ne peut se concentrer de manière optimale que pour 60 à 90 minutes, deux ou trois fois par jour. Concrètement, ça veut dire que planifier plus de deux ou trois tâches importantes dans sa journée est voué à l’échec.

Ma méthode pour construire ma to-do quotidienne :

  • J’identifie 2 à 3 tâches pour la journée
  • Je les time-block dans 2 à 3 sessions de deep work
  • Le reste de la journée est consacré à des tâches plus courtes, demandant moins de concentration

4) Ne pas avoir peur du vide

Si tu time-block chaque minute de ta journée, ton plan déraillera au premier imprévu. Pour éviter ça, je prévois des vidéos entre mes blocs de travail pour les pauses, les urgences et les envies soudaines de réorganiser tout mon Google Drive.

5) Bloquer un temps tampon hebdomadaire

En plus des pauses de 10-15 minutes dans ma journée, je garde une demi-journée ou une journée libre dans mon agenda. Généralement, je ne planifie pas de bloc de deep work le vendredi.

C’est un espace protégé pour ce qui déborde de ma semaine : les tâches en retard, les projets pas terminés, les imprévus. Quand rien ne déborde, tant mieux : je prends du temps off ou j’anticipe la semaine suivante.

Conclusion

Planifier avec un TDAH, c’est créer un cadre qui tient quand la semaine déraille un peu. En centralisant tout, en comptant l’admin, en laissant du vide et en réservant un temps tampon, tu respectes plus facilement tes délais et tu bosses plus sereinement.

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